Le bonheur exige du loisir :
est-il encore accordé au rythme de nos vies ?
Pour être heureux, il faut d'abord être :
c'est-à-dire prendre conscience de son existence, approfondir les instants.
On nous oblige à aller vite :
le bonheur n'a pas le temps de pénétrer ;
il reste à la surface, il n'imprègne pas ;
il a besoin de zones de stagnation pour se condenser doucement.
Savoir s'asseoir sur le pas de sa porte et savourer sans hâte...
Le bonheur n'est pas dans les choses :
il arrive au contraire qu'il y étouffe.